II) Règles du Troll

Règles du Troll dans la montagne.

1. Ne rien jeter par terre
2. Fermer sa gueule. Ne pas faire de bruit, ne pas crier, ni diffuser de musique.
3. L'arbre était là avant toi, respecte le
4. L'oiseau a plus sa place que toi ici, ne le dérange pas
5. Au lieu de dire "c'est de la merde", reste chez-toi
6. Marche dans les traces des autres pour ne pas salir plus la poudre
7. Si tu es dans un fond de vallée toujours à l'ombre.... fais gaffe, c'est verglacé ;)
8. Les arbres sont p'têtre tristouilles mais ne sont pas morts, ne les abîmes pas.
9. Les choucas trouvent très bien leur nourriture tous seuls, ne leur laisse pas de saloperies à bouffer
10. Arrête de pisser partout comme si on te voyait pas !


II) Règles du Troll

# Posté le jeudi 07 février 2008 17:49

Modifié le mercredi 04 juin 2008 12:39

III) Le beauf des neiges

[C'est bien connu, le beauf en vacances, à la plage... Mais pendant les vacances de février, une migration de beaufs vers les montagnes est observable. Qui sont-ils ?

Le beauf skie en snowblades avec des bâtons.
Le beauf hurle quand il prend un peu de vitesse
Le beauf pense que le hors piste, c'est skier dans les 3m carrés de sapins au bord de la piste bleue.
Le beauf fait du "schuss" avec les bâton en "antenne de télé".
Le beauf n'imagine pas des vacances à la neige sans vin chaud, fondue et bastons de boules de neige (le cliché parfait quoi.)
Le beauf agite ses skis sur le télésiège pour en faire tomber la neige sur ceux qui skient en dessous.
Le beauf applaudit quand quelqu'un se viande et hurle gaiement au lieu de ricaner sous cape.
Le beauf passe plus de temps dans les chalets-bouffe que à skier à proprement parler.
Le beauf fait des queues de poisson sur une piste verte.
Le beauf ne connaît pas les priorités.
Le beauf s'arrête au milieu de la piste pour essayer de repérer la personne qui l'accompagne qui est plus haut et se plaint d'avoir le soleil dans la figure.
Le beauf manque d'assommer les gens quand il transporte ses skis.
Le beauf redevient comme un bébé une fois tout le matériel avec lui et sur lui : c'est pas facile de se mouvoir, tout potelé dans le tissu. Une vraie réeducation !

III) Le beauf des neiges

# Posté le vendredi 08 février 2008 05:02

Modifié le mercredi 04 juin 2008 12:40

Coup de gueule.

Coup de gueule.
__ On voit sur le marché de manière florissante depuis trois, quatre, cinq ans des paires de ski dites "de freestyle" ou "freeride", et on voit une commercialisation titanesque de l'esprit de la glisse.

__ L'autre jour dans un magasin de sport, je décide d'aller jeter un coup d'oeil sur la petite fiche technique de ces miraculeuses paires de lattes. Nom du ski "freeride Truchmachin, Chose, Bidule X-133 Staÿle...." utilisations : "70% piste, 30% freeride". Voyez : c'est bien du foutage de gueule.
Car sous l'aspect bispatulés et aux sérigraphies plus que variées, designtendance et à la spatule plus large qu'une couille de troll, ces skis ne valent tout simplement pas un clou et ne sont là que pour appâter l'abruti moyen qui croit rider...

__ Débectant, gerbant, cette invasion de neuneus dans les stations qui s'exhibent avec leur dernière veste Roxy, 230 ¤, et leurs planches courtes à motif Chaypakoi - tout ça pour en fait ne rien glander une fois sur ladite neige... Ces noms anglicisés au max, cet esprit péteux. Je dénonce la vente de la montagne, je dénonce la vente d'ersatz de sensations grandioses par le biais de matériel à la mode.

Enfin, libre aux gens de consommer... Eux ils achètent et ça les fait jouir, ils s'imaginent déjà aux sommets - moi j'y suis, bien avant eux, pour de vrai, avec un matériel modeste qui me suffit pour apprécier la neige.

Vlad

# Posté le vendredi 08 février 2008 06:08

Modifié le mercredi 04 juin 2008 12:41

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. : On entend la sonnerie du lycée depuis le sommet de la Bastille

Je suis censée être malade mais l'aprèm je me sens suffisamment en forme pour sortir un peu. Je m'ennuie, sur msn. C'est là qu'un ami du lycée dit que c'est l'heure idéale pour faire des photos. C'est vrai... la position du soleil est idéale. Alors je lui demande si je peux venir, et hardi petit, en avant, nous allons en haut de la Bastille.

En Saison Froide, la nature sans neige et ses chemins, c'est comme du black metal. A celui qui n'y fait pas gaffe, c'est la même chose dans l'ensemble, répétitif, avec toujours les mêmes couleurs, la même terre, les mêmes plantes. Mais pour celui qui aime, ce n'est jamais deux fois la même chose, il y a des détails surprenants, de la finesse qu'il faut prendre le temps d'observer.

Je ne connaissais pas l'accès par le Rabot, c'est chose faite. Ainsi que le fameux pré derrière le fort où, l'été, on fait des feux de camps et beuveries. La vue y est magnifique. On a longtemps regardé. Les corbeaux passaient et criaient. Il y en a plein, là-haut, quelquefois ils viennent en ville. J'avais, dans la tête, un tranquille son de reiki. C'était apaisant. Evidemment il y avait des cannettes de bière et des cartons... alors qu'il y avait des poubelles pas loin, les gens me désolent. C'est vrai que c'est pas impeccable, tout ce coin - surtout aux trous de la Bastille, coin où certains SDF logent, sous les arches.
L'immensité. On voit l'accès au Sappey, Corenc et ses bourgeoises maisons, la vallée du Grésivaudan, Belledonne en face, le ciel entre tout cela. Il faudrait être un oiseau, et parcourir tout cela au gré des vents...

La redescente dans la civilisation. Dans le calme, avec nos appareils photo, baignés du chant des oiseaux et de la lumière du soleil d'hiver qui meurt. Les touffes d'herbe sont sèches, les arbres cassants, les feuilles mortes, mais on respirait aujourd'hui le printemps.

# Posté le vendredi 08 février 2008 17:24

Modifié le mercredi 04 juin 2008 12:42

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. : Au pas dans l'aube de l'hiver

Ce matin, j'ai rendez-vous avec le soleil. Mais il me posera un lapin. Il faut grimper à la Bastille, tôt, prendre l'astre de vitesse pour le voir se lever, mais un sournois nuage, qui se dégage pile dans la matinée, était là...

Il est six heures cinquante et je suis à la fontaine au Lion. Je commence à grimper. Premier tronçon, les escaliers. De là on observe la ville, elle est baignée dans un épais gaz violet. Le clocher de l'église de la place St André éclaire de jaune cet étrange air. C'est la nuit qui commence tout juste à se retirer, c'est la ville emprisonnée d'un nuage, qui rosit autour de nous.

Second tronçon, j'ai dépassé la première porte et traverse l'université, il faut se rendre à l'évidence, le lever de soleil, ça ne sera pas pour aujourd'hui... Troisième tronçon : la forêt. Le rose s'est dissipé. La Bastille est auréolée de bleu - seul endroit à l'être d'ailleurs - et c'est comme si tout était éclairé non pas de blanc mais de gris. Les oiseaux s'activent déjà, je croise un rouge-gorge, entends les merles. C'est extraordinaire : marcher dans les bois à l'aube créer entre elle et soi une sorte d'intimité, comme voir quelqu'un à sa toilette. Un nouveau jour, une partie du jour qu'on ne voit jamais, occuppés à se lever et préparer. On ne connaît la forêt de que nuit, ou de jour.

Derniers tronçons : le fort. Voilà le jour s'est levé, nuage confirmé, on ne verra pas le soleil se lever. Mais qu'est-ce que je donnerais pas pour vivre encore les quelques minutes de l'aube dans les bois !

Pixe : cet été, Pyrénnées

# Posté le samedi 16 février 2008 11:44

Modifié le mercredi 04 juin 2008 12:42